ID – #03 – La vraie histoire de la dette publique (2e partie)

ID – #03-NOVEMBRE 2020 La vraie histoire de la dette du Canada (2e partie)

On a vue dans la première livraison de l’InfoDette que la dette nette serait de 1,060 milliards au 31 mars 2021, selon la mise à jour faite par le ministre des finances du Canada M Bill Morneau au début juillet 2020.

Heureusement le Canada n’a pas toujours été aussi ridiculement endetté. Entre 1867 et 1974, la dette canadienne atteignait un maigre 21,6 milliards de dollars. Pourtant, durant cette période de 107 ans, la nation canadienne a dû composer avec des dépenses colossales. Le Canada a traversé deux guerres mondiales, a traversé la grande crise financière de 1929, a construit des infrastructures titanesques: la voie maritime du St-Laurent, l’autoroute Trans-Canada, des aéroports internationaux, le chemin de fer transcontinental, sans oublier notre système de soins de santé universel et tous les autres programmes sociaux. Tout cela pour la modique somme de 21G. En 2020-2021, seulement l’intérêt de la dette est de 19,5 milliards .

Dans l’InfoDette – #00.02, disponible dans la première boite de la colonne de droite j’ai utilisé un article de M Jacques Parizeau parue dans le Devoir, en mars 2013, sur la notion de ce que pouvait être une dette publique.

Deux concepts de dette publique sont le plus couramment utilisés : dette nette et la somme des déficits accumulés.

  • La dette nette peut être définie comme étant la dette brute moins la valeurs des actifs financiers du gouvernement.
  • Les déficits cumulés, c’est la dette nette moins les actifs non financiers.

Le ministère des Finances convenait jusqu’à maintenant que «c’était un concept simple qui reflétait bien la situation financière d’un gouvernement puisqu’il tenait compte de l’ensemble de ses actifs et de ses passifs».

C’est la meilleure explication de la dette nette et de la somme des déficits accumulés qu’il convient d’utiliser pour bien saisir cette notion de dette publique.

Pour vous aider à mieux comprendre ces deux concepts, dans le tableau (ci-dessous) j’ai repris la dette nette et la somme des déficits accumulés. Ce tableau est divisé en trois partie : la première partie située dans le premier tiers dans le haut de la page comprend la description de la dette publique. Au centre, la partie de gauche représente la somme des déficits accumulés entre 2007/2008 et 2015/2016, alors qu’à droite on a la dette nette de chaque province et du fédéral.

La troisième partie, celle du bas, représente un aperçue d’un poste budgétaire comparé au paiement d’intérêt sur la somme des déficits accumulés.

Ainsi au Fédéral, le paiement d’intérêt sur l’accumulation de sa dette de 692 milliards est de 29,5 milliards ce qui est supérieur au seul poste de la défense nationale à 23,9 milliards, sur 60 milliards au total pour 2020/2021 (60 milliards tiré de la première partie du tableau).

En Ontario, le paiement d’intérêt sur l’accumulation de sa dette de 298,32 milliards est de 11,3 milliards soit à peu près le même montant que son ministère des services sociaux et communautaires à 11,1 milliards.

Au Québec, le paiement d’intérêt sur l’accumulation de sa dette de 188,15 milliards est pratiquement deux fois plus (10,3 milliards) que l’éducation post-secondaire à 5,3 milliards.

En Colombie Britannique, le paiement d’intérêt sur l’accumulation de sa dette de 40,82 milliards, est de 2,5 milliards soit presque que deux fois plus que ce que coute la garde d’enfants à 1,26 milliards par année.

Est-ce qu’il est nécessaire de vous expliquer que ces paiements d’intérêts seraient nuls ou presque si les emprunts avaient été fait à la banque du Canada.

 

Voici un court extrait de ce que dit Ellen Hodgson Brown dans son article Oh Canada!

Les plaignants de COMER affirment que depuis 1974, la Banque du Canada et la politique monétaire et financière du Canada sont dictées par des banques privées étrangères et des intérêts financiers dirigés par la BRI, le Forum de stabilité financière (FSF) et le Fonds monétaire international (FMI), contournant le gouvernement souverain du Canada par l’intermédiaire de son Parlement.

Aujourd’hui, ce coup d’État silencieux a été si bien obscurci que les gouvernements et les joueurs (politiciens et médias, peut-être) sont convaincus que les seules alternatives pour résoudre la crise de la dette sont d’augmenter les impôts, de réduire les services ou de vendre les actifs publics.

Ils ont oublié qu’il existe une autre option: réduire la dette en empruntant à la banque du gouvernement, qui retourne ses bénéfices dans les coffres publics. Il a été démontré que la réduction de l’ intérêt réduit le coût moyen des projets publics d’environ 40%. 

J’ai choisi Ellen Brown pour vous expliquer le système bancaire. Vous pouvez consulter son article Oh Canada, dans la 1ère boite  (L’InfoDette) dans la colonne de droite  l’article ID – #03.03 Oh Canada!

Faites donc un petit test, et voyez à combien la dette du Canada est rendue en cliquant sur le lien suivant : L’HORLOGE DE LA DETTE

NOTRE PROCHAINE LIVRAISON

Dans notre prochaine livraison de l’InfoDette, nous allons vous livrer : 

Comment le Comité pour une réforme économique et monétaire (COMER), et le monde se prépare à changer le système .

 

Ne manquez pas cet article parce que vous allez apprendre des choses qu’on vous a cachées depuis fort longtemps. Entre-temps je vous offre les 2 meilleurs articles sur COMER : (Comité pour une réforme économique et monétaire),

 

  1. 03.02 – ROCCO GALATI CONTRE LA BANQUE DU CANADA
  2. 03.01 – LES BLOGUES HUFFINGTON POST –  ÉRIC BEAUDRY

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